L’autisme d’Alexandre: Le langage (partie 3)

Pour mes gra2000px-Old_Visa_Logonds maitres, Visa leur a sauvé la vie!  Mais pas pour les raisons que vous pourriez croire!

Vous souvenez-vous qu’Alexandre avait une passion obsessionnelle pour les cartes et les logos?

Alexandre avait alors 4 ans et demi, il n’avait toujours pas prononcé un seul mot. Il fréquentait la garderie et, bientôt, il allait entrer en maternelle. Pour mes grands maitres, cette échéance les angoissait énormément.

Un bon soir, comme toutes les mamans, ma grande maitresse essayais de faire dessiner mon petit maitre. Ce n’était pas un « grand succès»…

C’est alors qu’elle décida d’écrire avec un crayon à colorier, en disant à voix haute, le mot « Visa ».

La réaction d’Alexandre fut magique : il regarda ma grande maitresse dans les yeux, avec de grands yeux tout ronds, pris la main de sa maman et, avec le crayon toujours dans celle-ci, lui fit pointer le mot en disant : « Visa ».

Alexandre dit son tout premier mot : VISA !!!

Inutile de dire que mes grands maitres explosèrent de joie : ils venaient de découvrir une clé qui allait élargir grandement la vie de mon petit maitre !

Ma grande maitresse pris une feuille propre et, en haut, écrivit, tout en le disant à voix haute « Mastercard ». Alexandre, encore une fois, pointa avec le crayon toujours dans la main de sa maman le mot et dit « Mastercard » !!!

Il venait de faire un déclic fondamental : les sons que les personnes faisaient avec leur bouche avait un sens, comme les lettres écrites sur une carte ou, reproduits sur un papier!

Les jours suivants furent « l’explosion du langage » pour Alexandre. Il s’amenait vers sa maman avec un crayon et une feuille, pointait un objet. Sa maman écrivait le nom de l’objet sur la feuille en le disant à voix haute. Alexandre le répétait. Ensuite, lorsque la feuille était pleine, il allait « l’entreposer » sous son lit.

Le lendemain, il revenait avec l’une des listes de mots. Il pointait les mots et ma grande maitresse les lisait à voix haute. À chaque fois, Alexandre la regardait et répétait le mot. Non seulement les « bruits de bouche » avaient maintenant un sens, mais les mots étaient permanents dans le temps. Durant la nuit, le mot « Visa » écrit sur sa feuille n’avait pas changé et, le lendemain, il se disait toujours de la même manière!

Il avait, en quelque sorte, acquis « la permanence du mot ».

À suivre!

Uhura

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